10 juin 2022

La FROHME appuie les locataires du Faubourg Mena’Sen

Sherbrooke, le 10 juin 2022 La Fédération régionale des OSBL d’habitation de la Montérégie et l’Estrie (FROHME) se réjouit de voir les locataires, accompagnés de l’Association des locataires de Sherbrooke et du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), manifester pour que leur immeuble redevienne une propriété collective à l’abri de la spéculation.

La FROHME salue l’adoption de la loi 37 par l’Assemblée nationale, laquelle préviendra que des ventes comme celles qui se sont produites à Sherbrooke et Richelieu puissent se reproduire. Nous aurions par contre souhaité que le gouvernement se donne le droit, par cette loi, d’annuler la vente et de récupérer les sommes divisées entre les membres. C’était la proposition de la présidente de la FROHME, Denise Godbout, et la porte-parole des locataires de la Villa Belle-Rivière, Sylvie Adam, lors de la commission parlementaire sur la loi 37 tenue la semaine dernière.

La FROHME souhaite que les partis politiques s’engagent en ce sens durant la campagne électorale.

Enquête

Selon ce qu’ont mentionné certains médias, le bureau du Premier ministre Legault aurait confirmé que l’enquête au sujet de cette vente, promise à la fin avril, est démarrée par quelqu’un de son cabinet. Cette réponse est inquiétante et nous craignons que cette histoire tombe dans l’oubli. Nous souhaitons que le gouvernement précise la nature de l’enquête.

« Est-ce qu’on a affaire à une enquête criminelle ? L’histoire récente a démontré que les enquêtes économiques peuvent prendre des années à se boucler. Rien n’empêche de déclencher parallèlement une enquête en vertu de l’article 230 de la loi des compagnies qui permet au commissaire de saisir des documents et d’obliger les gens à témoigner. Le processus est tellement flou présentement qu’on se demande s’il y a véritablement une enquête », de dire la présidente de la FROHME, Denise Godbout. »

Lors de la commission parlementaire, les deux témoins de la FROHME ont martelé l’importance des enquêtes publiques au sujet des deux dernières ventes. « La loi, si elle est adoptée, permettra de protéger les ventes éventuelles et on s’en réjouit.

Cependant, elle ne permettra pas de récupérer ces importants actifs collectifs ou les sommes issues de la vente ni de redonner la paix d’esprit aux locataires. Les enquêtes pourraient au moins nous apporter des réponses », complète Mme Godbout.